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All reviews - Movies (2)

The Cabin in the Woods review

Posted : 2 years, 4 months ago on 17 February 2015 07:34 (A review of The Cabin in the Woods)

Je vais comparer le film à Scream, puisque pour moi ce sont deux films aux visées semblables, càd poser un regard ironique sur le cinéma d'horreur et les clichés qui le régissent (le contrôlent?).

Ce qui fait de Scream une sommité en son genre, c'est qu'il parvient à poser sur le cinéma d'horreur un regard d'ensemble possédant une certaine distance par rapport à son sujet, position narrative propre au pastiche, tout en s'imposant aussi comme un film d'horreur à part entière. Cabin in the Woods, au contraire, tombe dans le piège tête première et se limite à nous balancer son cynisme grinçant sans jamais tenter d'aller plus loin, d'offrir au public cette horreur qui pourtant devrait passionner ses créateurs, s'ils sont si prompts à l'intellectualiser.

Scream fait un numéro d'équilibriste complexe: d'un côté, il pointe du doigt les clichés, tout ce qui créait en 1996 une distorsion entre le spectateur lambda et le film d'horreur moyen. De l'autre, on y met en scène des moments à glacer le sang, qui repoussent toutes les conventions acquises du slasher de l'époque. Lorsque Scream décide qu'il nous offre de l'horreur, il met de côté l'aspect distanciatif qui caractérise la plupart de ses scènes d'exposition. Mieux encore: il intègre à ses scènes d'horreur son aspect méta afin qu'il vienne renforcer celles-ci. Mais voilà un autre débat...

Scream ne fait pas que pointer du doigt un problème: il s'impose comme une solution audit problème. De là transpire l'amour inconditionnel que portent ses créateurs au genre. C'est ce que je reproche à Cabin in the Woods: un cynisme crasse, attitude facile et petite; ça et son absence probante d'horreur. Ses textures lisses, son CGI, son ironie latente... Il n'y a pas trace de peur là-dedans. Enfin, je mets quiconque au défi de me citer une scène qui l'aura angoissé. Il n'y en a pas. Dans certaines comédies d'horreur, cela passe encore. Le problème de Cabin, c'est que sa prétention lui imposait de nous prouver qu'il est possible de transcender ces "codes restreignants" qu'il dénonce à vive voix. À la place, toutes les scènes d'affrontements entre les protagonistes et leurs opposants putréfiés créent des longueurs dans le film. N'est-ce pas paradoxal que de pourfendre le film d'horreur moyen sans pouvoir créer de tension soi-même?

Un autre de mes problèmes? Je trouve que le combat de Cabin in the Woods est obsolète. C'est moi ou bien le teenage movie horrifique, c'est passé date depuis à peu près la fin de la présidence de Ronald Reagan? À preuve: regardez les autres films présents dans la liste ci-haut. Lesquels correspondent moindrement au schéma évoqué dans Cabin? Lesquels mettent en scène la démographie adolescente clichée? La réponse: deux, dont Cabin lui-même; l'autre étant It Follows, un magnifique film pour jeunes adultes qui a l'étoffe d'un John Hughes.

De nos jours, les clichés reposent davantage autre part. Fallait-il voir Cabin avec une perspective plus métaphorique et le prendre comme une dénonciation d'un système hollywodien contemporain qui favorise le manque d'inventivité et l'exploitation à satiété de recettes toutes faites? Peut-être, mais dans ce cas le film aurait dû augmenter son scope et s'attaquer à l'industrie dans son ensemble plutôt qu'au film d'horreur adulescent.

On pourrait encore discourir longtemps sur les choix scénaristiques et techniques de Cabin, mais là j'imagine que ça relève plus de l'appréciation personnelle et puis je soupçonne que personne n'a lu mon pavé...


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Predator review

Posted : 2 years, 4 months ago on 17 February 2015 07:32 (A review of Predator)

Pour moi, McTiernan s'embarque dans une déconstruction de la figure du "one-man army" qui prédominait dans le cinéma d'action de l'époque, déconstruction qui durera sur plusieurs films, de Predator (87) à The Last Action Hero (93), mettant tous les deux en vedette notre cher Arnold.

Predator ne verbalise pas autant son ironie que les films suivants du réalisateur, mais il faut le voir comme un Scream (ou un From Dusk Till Dawn, qui s'est de l'aveu même du réalisateur inspiré de la structure de notre Predator). Le film débute comme un one-man army classique, avec un rapport de force ridicule entre notre commando et ses adversaires, puis prend un virage complètement loufoque avec cette bête de l'espace qui décime les tueurs les mieux entraînés de la planète comme s'il s'agissait d'adolescents ayant outrepassé la frontière de Crystal Lake. Il y a un humour latent dans Predator: on pousse à l'excès les musculatures, les scènes de fusillades interminables (on en rit aujourd'hui, mais le réalisateur ne riait-il pas avec nous?)...

Il y a aussi par là un genre de retour aux sources du cinéma d'action: out les gros flingues et les types surentraînés, on ramène la précarité, l'état de crise, la forêt oppressante, le thème du retour à l'état sauvage... Chaque protagoniste doit affronter cette bête mystique qu'est le Prédateur, et la plupart échouent. On casse l'image du soldat sans peur, archétypal aux années 80, avec brio. C'est un film de contre-culture, qui s'oppose au cinéma d'action reaganien que je déteste, tout comme Die Hard l'année suivante. C'est aussi une perle de mise en scène pour l'époque.


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